Je vous avais promis de faire danser la bio sur
toutes les musiques. Le temps est venu de réaliser ma promesse.
Imaginons un rendez-vous amoureux. Vous avez invité votre chéri (e) à partager un merveilleux repas. Avant de vous manger les yeux, succomber à vos bons p'tits plats et même, avec un peu de
chance, vous dévorer, vous aurez à faire la cuisine et ranger (l'horrible vaisselle, les casseroles, le four...). Viendra ensuite le moment du repas, suivi, qui sait, d'une
conclusion très hot. Vous savez la conclusion qui permet de brûler efficacement toutes les affreuses calories ingurgitées juste avant !
Toutes ces étapes se déroulent chez moi toujours en musique. Je suis une adoratrice des zimbamboums et autres chabadabadas. Cuisine et musique sont indissociables. Dommage que les
livres de cuisine ne soient pas vendus avec des CD. Qu'est-ce que ce serait génial.
3,2,1... partons pour cette délicieux repas musical....
Première étape, la
préparation... En guise de mise en route, quoi de plus normal que ce Mylène Farmer. Une des rares chansons optimiste de la jolie rousse. Elle me donne toujours la
pêche...
Vient ensuite le temps du rangement, de la vaisselle. GGrrr. Pourquoi ne
suis-je pas Mickey dans Fantasia ? Hop un coup de baguette magique et les verres se jetteraient à l'eau, la serpillière twisterait sur le sol, les couverts sécheraient en se trémoussant.
Au secours Monsieur Walt ! Vous voulez pas faire quelque chose pour moi ? Dégonflé ! Il fait la sourde oreille. J'arrête mes divagations. Il faut faire vite et bien. Le choix musical est
crucial. Il me faut une dose sonore qui stimulera la rapidité de mes gestes... Amanda Palmer veux-tu bien m'aider ?
Ha le calme enfin. Le temps du repas, mais attention pas le repos. Pas question de s'endormir sur ses
lauriers. Juste un peu de calme. Jouons la douceur. Miss Diana Krall vous êtes appelée à la table n°1....
Le final ? Top ou flop ?
Un flop. Votre chéri (e) ne peut (ne veut?) rester. Migraine, travail et autres alibis me poussent vers un choix musical radical. Il faut que ça crache, que ça arrache. Vas-y
Mademoiselle K explose moi la tête, mon coeur a mal...
En revanche, si tout est bon. Youpie, on va jouer au docteur, sportiver en
chambre, câliner. Vite Mister DJ, me faut une chanson un brin x. Je vais pas vous faire un dessin quand même. Allez un bon Pink et c'est parti pour le 7ème
ciel...
Pour terminer ce merveilleux rendez-vous, le final. Il revient à Joss Stone et son
LOVE.
Cuisine et sexualité sont intimement
liés. Un point commun entre manger et faire l'amour ? La bouche, cet instrument de plaisir. Lieu du baiser amoureux, il laisse entrer aussi bien la nourriture que la langue
ou le sexe de l'être désiré. Et puis cette bouche n'est-elle pas aussi la métaphore du sexe féminin, entouré de lèvres qui s'ouvre sur une cavité intime ? Tiède et humide, elle prend et
donne du plaisir.
Une conséquence directe de ces liaisons intimes ? Notre manière de manger en dit souvent long sur notre manière de faire l'amour ! Tu veux savoir à quel amant / maîtresse, tu as à faire ?
Un repas intime + observation = un début de réponse sur son potentiel sportif sous la couette. Attention, la nervosité du premier rendez-vous peut parfois fausser les indices. Un second round
peut s'avérer utile.
Lors de ton repas en amoureux, ton invité (e) se montre posé (e) et patient (e) à table, très attentif(ve) aux jeux des regards et des gestes... GENIAL, tu as probablement dégoté un super
coup. Généralement, cette personne aura la même attitude au lit. A l'inverse, elle mange vite, goulûment, ne déguste rien... Aïe, ce sera sans doute un (e) partenaire abrupt(e) qui ne
prend pas le temps de manifester tendresse ou attention. Heu, un lapin quoi ! Avec lui, pas de préliminaires. Ping, pang, boum : tire au but direct.
Oyé oyé, soyez sympa et laissez-moi (sans les détails, suis pas sexologue ni une gourmande voyeuse) vos témoignages. N'hésitez pas à me dire si vous avez déjà noté ces similitudes entre la
manière de manger et de "sportiver" sous la couette. A vos claviers...
Vivre en harmonie avec son
environnement,c'est aussi vivre en harmonie avec sa p'tite personne. Et ma p'tite personne est d'un naturel curieux. Alors je lis, je lis de tout et de rien
: des livres magiques, des livres absurdes (vite abandonnés aux pieds de mon canapé), des livres légers, des livres acidulés, des livres d'images...
Bref, je viens de tourner la dernière page de l'un des écrits de Louise Hay. Une Américaine branchée pensées positives. Je n'adhère pas à tous
ses propos. Je trouve que certains, comment dire, sont parfois sectaires, parfois hallucinants. En revanche, il en est qui trouvent écho en moi. Je pense à cette jolie phrase : "Les
larmes sont la rivière de la vie. On les verse de joie, de tristesse ou de peur"....
Cela m'a ramené à certains repas. He, oui j'ai pleuré de rage pour un repas raté, un invité qui me pose un lapin. Pleuré de joie pour le trouble, le rire,
la gourmandise de l'être aimé. Pleuré d'angoisse à l'idée que mon repas puisse ne pas plaire...
Mais, heureusement, j'ai aussi beaucoup ri, savouré, apprécié...
Manger et cuisiner, il n'y a pas à dire cela rend aussi vivant.
J'adore le sirop d'agave. Avec sa belle couleur paille, il parfume souvent mes yaourts de soja et pancakes. Pour ceux
qui l'ignore, ce sucrant naturel est issu d'un cactus mexicain. Il est vendu dans les magasins bio, conditionné en bocaux de verre. A noter, l'agave est une plante qui sert à bien des
choses. De ses feuilles charnues, on tire le fameux sisal. Et de sa sève distillée, on obtient la tequila et le mescal.
Voici, un smoothies délicieux à réaliser à base de sirop d'agave
Pour 4 verres
250 g de framboises (ou tout autre fruit)
1/2 litre de lait d'amandes
4 cuillères à soupe de sirop d'agave
Reservez les framboises et le lait d'amandes au réfrigérateur, au moins une heure.
Mixez ensemble tous les ingrédients.
Et pas Youpie !
Ô joie !Ô bonheur ! Le grand chef étoilé Thierry Marx boit du chocolat chaud. Heu,c'est pas ça le scoop... quoique on parle là du Bruce Willis de la cuisine moléculaire.
Bref, Thierry Marx boit tous les matins un chocolat chaud... au LAIT DE QUINOA. C'est ce que le magazine Elle à Table nous dévoile. Excitée par cette révélation, je poursuis, frénétique, ma lecture. Et là, pchittt, le soufflé de l'enthousiasme retombe. Point d'autres ingrédients bio.
Qu'importe. Emballée par cette découverte, je farfouille dans cette "bible" de la cuisinière in. Et là, patatra : une page entière consacrée au sirop d'agave. Je suis au bord de
l'org... Heu, non, n'exagérons quand même pas. Quoique, on peut faire de jolis nappages corporels en guise de préliminaire amoureux. " STOP. Enfin, Natacha, tu déconnes. Ce n'est pas le propos
de ce blog ", me souffle à l'oreille ma bonne conscience culinaire.
Bref, je lis l'article. Il s'agit des aventures d'une jolie jeune fille manifestement très gourmande... mais "biologiquement" pas très au point. La belle commet quelques erreurs. Ainsi,
gustativement le sirop d'agave serait neutre. Que nenni. Ce "miel de cactus" séduit justement par sa saveur très sucrée, douce et délicatement fleurie. Autre erreur, la cuisson. Il faut savoir
que le sirop d'agave perd de son pouvoir sucrant à des températures de cuisson élevées. Il gagne même en amertume. Je préfère ne pas l'utiliser pour les cuissons. L'idéal est de l'ajouter à la
dernière minute en nappage, par exemple sur des crêpes, un riz au lait ou une compote.
Enfin, je voudrais juste rajouter que tout sucrant naturel vaut mieux que le sucre raffiné qui n'apporte que des calories vides. Cet aliment mort sucre et fatigue le pancréas. Zéro vitamine,
zéro minéraux. Ce qui n'est pas le cas notamment du sirop d'agave. Riche en sels minéraux, il ne sollicite pas l'insuline du pancréas.
En conclusion : c'est bien, mais le mag peut mieux faire question info... Suite au prochain numéro.